L’orthoptiste est le spécialiste de la rééducation oculaire. Intervenant sur prescription médicale pour diagnostiquer, traiter et rééduquer les troubles de la vision, il soigne les muscles de l’œil grâce à des exercices. Il peut avoir une activité libérale ou salariée (hôpital, maison de retraite, centre de rééducation et de soins).

Repérer la pathologie

L’intervention s’articule toujours en deux temps : une phase d’évaluation (bilan prescrit par un médecin qu’il soit généraliste ou spécialiste), puis une phase de rééducation où le travail de l’orthoptiste commence à proprement dit.

Des techniques variées

D’autre part, l’orthoptiste réalise quasiment toutes les techniques d’imagerie du fond d’oeil, les potentiels évoqués visuels, les électrorétinogrammes, les rétinophotographies, les OCT, les échographies, sous la responsabilité d’un ophtalmologue.

S’adapter au patient

Du nourrisson à la personne âgée, les patients sont très différents. Au professionnel de tenir compte de leur état physique et de leurs disponibilités. La capacité d’adaptation est importante pour ce type de métier. Il est donc capital que le praticien trouve les mots et le comportement adéquat à son patient. Il va le conseiller pour optimiser ses capacités visuelles (éclairage, distance yeux-écran, adaptation du poste de travail).

  • Nombre d’Orthoptistes : 3 700
  • Evolution sur les 10 dernières années : +51%
  • Répartition par sexe : 10% d’hommes et 90% de femmes
  • Répartition salariés – libéraux : 30% de salariés et 70% en libéral
  • Age moyen : 40 ans
  • % d’orthoptiste de moins de 35 ans : 39%
  • Taux de chômage : 0,8%

Sources : DREES, ADELI, Ministère du Travail

Des perspectives favorables

Les besoins en orthoptie vont aller sans aucun doute en augmentant : en effet, le vieillissement de la population, les nouvelles technologies qui changent les activités professionnelles, un avenir en suspens sur le nombre d’ophtalmologistes, sont autant de raisons de croire en un besoin croissant d’orthoptistes.

Investir avant de s’installer

Les orthoptistes s’associent souvent à des confrères ou à d’autres professionnels médicaux ou paramédicaux pour partager les frais d’installation. Avant d’investir dans l’achat ou la reprise d’un cabinet, un orthoptiste débute souvent par des contrats précaires, des vacations (parfois saisonnières) dans les établissements de soins.

Dans de multiples environnements

L’orthoptiste intervient suite à une prescription médicale. Il peut donc travailler en tant que salarié dans un cabinet d’ophtalmologie, en milieu hospitalier, dans les écoles, les conseils généraux ou encore en libéral (ce qui est plus rare et qui nécessite beaucoup d’investissement au départ, aussi bien au niveau financier qu’au niveau du temps de travail).

Un travail d’équipe

Lorsqu’il est salarié, ce professionnel travaille parfois à la vacation, dans un ou plusieurs établissements (hôpitaux publics et privés, centre d’ophtalmologie, …). Ce métier s’exerce en étroite collaboration avec les médecins, le personnel soignant et d’autres professionnels de la vision comme les ophtalmologistes, les opticiens …

Evolutions

Depuis le 1 er janvier 2002, les orthoptistes hospitaliers bénéficient de perspectives de carrières élargies, à la suite de la création des corps de cadre de santé et de directeur des soins.
Le corps des orthoptistes comprend deux grades (catégorie B) : orthoptistes de classe normale, orthoptistes de classe supérieure.
Un corps d’encadrement qui comprend (catégorie A) : orthoptistes cadres de santé, orthoptistes cadres supérieurs de santé.
Le corps de directeur des soins de la filière rééducation comprend deux grades (catégorie A) : directeur des soins de 2ème classe, directeur des soins de 1ère classe.
Le 2ème grade du corps des orthoptistes (classe supérieure) est accessible au fonctionnaire de classe normale parvenu au 5ème échelon de son grade et comptant au moins 10 ans de services effectifs dans le corps. La promotion s’effectue dans la limite de 30 % de l’effectif total du corps, depuis le 1er janvier 2004. Toutefois, lorsque ce dernier pourcentage n’est pas applicable, une nomination au moins peut être prononcée.

Salaires

En tant que salarié, en début de carrière un orthoptiste peut espérer entre 1400 et 1500 euros mensuels et en fin de carrière entre 2 100 et 3 000 euros mensuels en fonction de son parcours.

  • Réalisation de bilans en vue du diagnostic orthoptique et réalisation d’explorations fonctionnelles.
  • Réalisation de soins, de traitements orthoptiques individuels et d’actes techniques.
  • Prévention et dépistage des troubles visuels.
  • Education thérapeutique dans le domaine de l’orthoptie auprès du patient et de son entourage.
  • Organisation et coordination des activités.
  • Gestion des ressources.
  • Veille professionnelle et évolution des pratiques professionnelles.
  • Réalisation de travaux de recherches en orthoptie.
  • Formation et information des professionnels et futurs professionnels.

Ecoute et patience

L’écoute et la patience sont indispensables pour travailler efficacement avec des personnes âgées ou des enfants. L’orthoptiste doit avoir un bon sens du contact : son sens de l’écoute, sa capacité à expliquer, à rassurer et à mettre en confiance font partie des qualités qui le font apprécier de ses patients.

Précision

L’œil est une machine complexe et les outils utilisés par l’orthoptiste nécessitent un sens du détail, de la précision, de la minutie très importants.

Association Française des Orthoptistes (AFO)
9, rue de la Franche-Comté 25000 BESANCON
www.association-orthoptique.fr/

La Page des Orthoptistes de France (SOF)
www.sof.com.free.fr

La page des Orthoptistes de France
www.orthoptie.net

Syndicat National Autonome des Orthoptistes (SNAO)
www.snao.fr/