L’ergothérapeute est un spécialiste de la rééducation du geste pour les situations de handicaps moteurs, sensoriels ou mentaux. Il intervient généralement sur prescription médicale en effectuant des manipulations de rééducation et de réadaptation, contribuant ainsi au traitement des déficiences et handicaps physiques et psychiques. Par le biais d’un apprentissage, il permet aux patients d’acquérir une plus grande autonomie dans leurs activités quotidiennes. Il pratique généralement à l’hôpital, en centre de rééducation et de réadaptation mais aussi en cabinet libéral.

Développer l’indépendance

Manger, s’habiller, se déplacer … seul. Ces actes de la vie quotidienne peuvent poser des difficultés insurmontables après un accident ou un traumatisme. L’ergothérapeute contribue au traitement des situations de handicap chez des personnes de tout âge. Il propose des solutions techniques (activités utilitaires, créatives, récréatives) empruntées aux métiers manuels et aux gestes de la vie quotidienne et professionnelle.

Un expert de la réadaptation

Dans un premier temps, l’ergothérapeute doit analyser la nature du handicap de la personne pour proposer une aide sur mesure. Puis, il effectue un bilan de ses capacités gestuelles. Rapidité ou précision dans les mouvements, par exemple. Ensuite, il dresse un bilan de son autonomie (pour s’habiller, se déplacer, s’alimenter, …). Enfin, à partir des besoins identifiés, il établit un programme individualisé.

Pour aider aux actes quotidiens

L’ergothérapeute intervient dans diverses situations de la vie quotidienne. Par exemple, pour aider une personne en fauteuil roulant à cuisiner et à faire le ménage … Il peut encore donner des conseils pour aménager l’espace et disposer le mobilier afin de faciliter les déplacements.

Faire bénéficier d’autres aides

Ce professionnel met en place des appareillages qui favorisent l’autonomie de la personne handicapée. Il détermine également les aides extérieures dont elle peut bénéficier. Dans le cadre de la rééducation, l’ergothérapeute utilise la poterie, la menuiserie, le dessin, la danse ou même l’informatique.

  • Nombre d’Ergothérapeutes : 8 000
  • Evolution sur les 10 dernières années : +86%
  • Répartition par sexe : 13% d’hommes et 87% de femmes
  • Répartition salariés – libéraux : 93% de salariés et 7% en libéral
  • Age moyen : 38 ans
  • % d’ergothérapeute de moins de 35 ans : 47%
  • Taux de chômage : 0,5%

Sources : DREES, ADELI, Ministère du Travail

Pas assez de professionnels

Le nombre d’ergothérapeutes est insuffisant pour faire face aux besoins des patients, surtout avec la forte et constante augmentation des demandes d’intervention à domicile.
Actuellement, la majorité des débouchés concerne des postes salariés, dans les secteurs privé et public : centres de soins hospitaliers, cliniques, centres de rééducation et de réadaptation, … et, dans une moindre mesure, dans les centres de postcure ou accueillant des personnes âgées.
Il existe une demande croissante dans le milieu scolaire (pour l’intégration d’enfants en situation de handicap), dans les résidences de personnes âgées (compte tenu notamment du vieillissement de la population) et lors des interventions à domicile. Ainsi, chaque année, tous les étudiants diplômés en France trouvent un poste à la sortie de la formation. De plus, le gouvernement souhaite doubler les postes en ergothérapie d’ici dix ans.

De nouveaux débouchés

D’autres débouchés émergent : l’intervention dans la conception de produits industriels à usage domestique (ascenseurs, sanitaires, …), l’urbanisme, l’ergonomie et le dessin industriel, … Les compagnies d’assurances sollicitent également des ergothérapeutes afin d’évaluer les préjudices subis par une personne lors d’un accident.

Sur prescription médicale

C’est uniquement sur prescription médicale que l’ergothérapeute exerce au sein d’équipes pluridisciplinaires. Il peut travailler dans différents services hospitaliers ou encore dans des centres de rééducation et de réadaptation, de post-cure et des établissements accueillant des personnes âgées. Il peut également intervenir au domicile du patient.
Son activité s’exerce en étroite collaboration avec les médecins, les infirmiers, les masseurs-kinésithérapeutes, les orthophonistes, …

Evolutions

Depuis le 1er janvier 2002, les ergothérapeutes hospitaliers bénéficient de perspectives de carrière élargies, à la suite de la création des corps de cadres de santé et de directeurs des soins.
Après une expérience professionnelle de 4 ans, l’ergothérapeute hospitalier peut préparer en 1 an, le diplôme de cadre de santé. Cette formation permet d’occuper un poste d’encadrement dans un service ou de formateur auprès d’étudiants ergothérapeutes.
L’avancement dans le grade d’ergothérapeute cadre de santé est accessible par concours sur titres internes ouvert aux ergothérapeutes titulaires du diplôme de cadre de santé comptant, au 1er janvier de l’année du concours, au moins cinq ans de services effectifs dans le corps.
Le grade d’ergothérapeute cadre supérieur de santé est accessible par concours professionnel. Organisé dans chaque établissement, ce concours est ouvert aux ergothérapeutes cadres de santé comptant au moins trois ans de services effectifs dans le grade de cadre de santé.
Le corps de directeur des soins est accessible par concours interne sur épreuves aux ergothérapeutes cadres et cadres supérieurs de santé remplissant certaines conditions.

Salaires

En tant que salarié, en début de carrière un ergothérapeute peut espérer entre 1400 et 1500 euros mensuels et en fin de carrière entre 2 300 et 3 300 euros mensuels en fonction de son parcours.

  • Réalisation de bilans articulaires, fonctionnels et d’autonomie en évaluant les capacités et incapacités des patients ;
  • Organisation d’activités d’artisanat, de jeu, d’expression, de la vie quotidienne, de loisirs ou de travail pour permettre la transformation d’un mouvement en geste fonctionnel, la rééducation de la sensori-motricité, la rééducation des repères temporo-spatiaux, l’adaptation ou la réadaptation aux gestes professionnels ou de la vie courante, le développement des facultés d’adaptation ou de compensation, le maintien des capacités fonctionnelles et relationnelles et la prévention des aggravations, la revalorisation et la restauration des capacités de relation et de création, le maintien ou la reprise de l’identité personnelle et du rôle social, ou l’expression des conflits internes ;
  • Conception et application d’appareillages et préconisation d’aides techniques appropriées à l’ergothérapie ;
  • Education et conseil dans le domaine du handicap auprès du patient, de son entourage, d’autres professionnels … ;
  • Coordination des acteurs concernés par l’adaptation du cadre de vie et professionnel de la personne en situation de handicap.

Aimer aider les autres

Sans goût pour les relations humaines, impossible de travailler auprès de personnes parfois lourdement handicapées. L’ergothérapeute doit être capable d’établir un bon contact avec ses patients, et, surtout, d’instaurer un climat de confiance, propice à la réadaptation. Un solide équilibre psychique et physique, une patience et une persévérance à toute épreuve sont donc indispensables.

Patience, tact et imagination

La patience, le tact et le sens de l’observation sont essentiels pour encourager les personnes en difficulté. De même qu’un solide équilibre personnel et psychologique pour affronter des situations difficiles. Autres qualités requises : le goût du travail en équipe, associé à un intérêt pour l’artisanat et les activités manuelles ou artistiques. Le professionnel doit en effet faire preuve d’imagination, d’ingéniosité et d’habileté dans sa pratique.

Association Nationale Française des Ergothérapeutes (ANFE)
34, avenue A. Briand – 94110 ARCUEIL
http://www.anfe.fr/

Union Nationale des Associations des Etudiants en Ergothérapie
http://www.unaee.org/

Syndicat National Français des Ergothérapeutes Libéraux
http://www.synfel-ergolib.fr/