L’Orthophoniste est spécialisé dans les troubles du langage oral ou écrit. Ses patients sont principalement des enfants ayant un problème de bégaiement, de dyslexie, d’apprentissage de la lecture, de l’orthographe, de l’écriture ou du langage mathématique.

Il rééduque également les adultes et les personnes âgées ayant des troubles de la voix ou privés de leurs facultés d’expression ou de compréhension (surdité, accidents cérébraux).

Les troubles plus lourds comme les maladies provoquées par des lésions du cerveau (aphasie ou perte du langage, en neurologie) sont traités à l’hôpital.

L’Orthophoniste travaille sur prescription médicale. Toute rééducation commence par un bilan, à savoir une série de tests pour connaître la nature des troubles du patient, lui permettant d’établir un planning de séances.

Qu’il s’agisse d’enfants sourds ou bien d’adultes accidentés ou handicapés, l’orthophoniste prend en charge des patients fragilisés. Compréhension et disponibilité sont de mise. La rééducation des troubles du langage progresse très lentement.

L’orthophoniste sait garder patience et encourager ses patients à persévérer.

Dans sa pratique, l’orthophoniste est soumis au secret professionnel.

  • Nombre d’Orthophonistes : 22 744 (en 2014)
  • Répartition par sexe : 3,7% d’hommes et 96,3% de femmes
  • Répartition salariés – libéraux : 80% (12 117 de Libéraux) et – Salariés : 20%
  • Âge moyen : 43,3 ans
  • Densité d’orthophonistes : 35 / 100 000.
  • La croissance des effectifs est de l’ordre de 4% par an.
  • Taux de chômage : 1%

Sources : DREES, INSEE, ADELI, Ministère du Travail

Un taux de chômage presque nul

Un numerus clausus limite le nombre d’étudiants chaque année (819 pour l’année 2015/2016). Les jeunes diplômés trouvent un emploi, par conséquent, facilement à l’issue de leur formation. Toutefois, ils doivent parfois accepter d’être mobiles géographiquement.

Une majorité d’orthophonistes travaille en libéral

Certains orthophonistes choisissent d’avoir une activité mixte, à savoir qu’en tant que salarié, les horaires leurs seront plus réguliers afin de leur permettre un temps partiel dans une institution spécialisée ou un hôpital, et une activité en libéral en cabinet.

Près de 80 % des orthophonistes exercent en libéral dans un cabinet privé, seuls ou avec des associés. Les horaires sont souvent étendus car ils s’adaptent aux disponibilités des parents et des enfants, personnes à rééduquer. Si les grandes villes sont un peu saturées, d’autres zones, comme les communes rurales ou certaines banlieues, offrent de nombreuses possibilités d’installation aux jeunes diplômés. L’orthophoniste assume, en plus, les tâches administratives liées à la gestion du cabinet.

Les services hospitaliers de neurologie, de psychiatrie ou de pédiatrie, par exemple, recrutent des orthophonistes. De nombreuses structures d’accueil, pour des enfants et des adultes handicapés ou des personnes âgées, embauchent aussi des orthophonistes.

Travail d’équipe

L’Orthophoniste ne travaille pas de manière isolée. Il collabore avec de nombreux professionnels du secteur médical, paramédical ou social. Il est également en lien avec des psychologues ainsi que des éducateurs spécialisés, assistants de service social, enseignants, …

L’orthophoniste ne travaille que sur prescription médicale : c’est au médecin de délivrer une ordonnance pour que son patient puisse aller faire un bilan orthophonique. Ainsi, le bilan et les séances éventuelles seront remboursés par la sécurité sociale et la mutuelle. Dans sa pratique, l’orthophoniste est soumis au secret professionnel.

Évolutions

L’orthophoniste exerce en indépendant dans un cabinet d’orthophonie, seul ou associé à d’autres confrères.
Ses revenus dépendent à 100 % du nombre de consultations qu’il effectue.
Il peut aussi être salarié d’un hôpital ou d’un établissement de rééducation pour les enfants sourds, pour les adultes accidentés, …
Son salaire évolue alors à l’ancienneté.
Certains orthophonistes ont une pratique mixte : ils exercent à mi-temps en libéral et à mi-temps dans une structure de rééducation.

Salaires

Dans la fonction publique, le salaire dépend du grade et de l’échelon. A cette rémunération principale, qui progresse avec l’ancienneté, s’ajoutent diverses indemnités et primes, versées par exemple en fonction du lieu d’exercice ou de la taille de sa famille.
En libéral, les revenus dépendent du lieu d’exercice, de sa notoriété, des honoraires qu’il pratique, …

Orthophoniste libéral / Orthophoniste libérale
2 200 € en moyenne

Orthophoniste salarié / Orthophoniste salariée
1 400 € à 2 300 €

Orthophoniste cadre de santé
1 700 € à 2 900 €

Les montants indiqués correspondent aux rémunérations mensuelles nettes de l’année 2009.

  • Conseil dans le domaine de l’orthophonie
  • Éducation thérapeutique des patients et de leur entourage
  • Formation et information de nouveaux personnels et de stagiaires
  • Organisation des activités et gestion des ressources
  • Organisation et coordination des soins
  • Prévention et dépistage des troubles du langage, de la communication et des fonctions oro-myo-faciales
  • Prise en charge individuelle ou en groupe du patient en orthophonie
  • Réalisation du bilan et de l’évaluation nécessaires à l’établissement du diagnostic orthophonique et du projet thérapeutique
  • Recherche et études en orthophonie
  • Veille professionnelle et actions d’amélioration des pratiques professionnelles

Équilibre et patience

Pour travailler en rééducation, l’orthophoniste doit posséder une personnalité dynamique, le goût de l’écoute et un bon équilibre personnel. Il lui faut en effet s’adapter à des pathologies très variées, des plus légères pour lesquelles les résultats obtenus sont perceptibles rapidement, aux plus lourdes, qui requièrent patience et compréhension. La rééducation des troubles du langage progresse très lentement. L’orthophoniste sait garder patience et encourager ses patients à persévérer.

Connaissances variées

Les techniques utilisées pour la rééducation nécessitent des connaissances dans des disciplines diverses : grammaire, orthographe, psychologie, logique mathématique, phonétique, dessin, musique, … Sa profession étant en évolution constante, l’orthophoniste doit se former tout au long de sa carrière et maintenir à niveau ses connaissances scientifiques.

Savoir sensibiliser

Les orthophonistes sont sollicités pour la mise en œuvre de plans gouvernementaux de lutte contre les troubles du langage, l’illettrisme ou la maladie d’Alzheimer. Impliqués dans le dépistage de certains troubles et handicaps, ils participent à des actions de formation et de recherche dans ces campagnes de sensibilisation.
Qu’il s’agisse d’enfants sourds ou bien d’adultes accidentés ou handicapés, l’orthophoniste prend en charge des patients fragilisés. Compréhension et disponibilité sont de mise.

Extrait du décret de compétence (Décret n° 2002-721 du 2 mai 2002 relatif aux actes professionnels et à l’exercice de la profession d’orthophoniste)

Art. 1er. – L’orthophonie consiste :

  • à prévenir, à évaluer et à prendre en charge, aussi précocement que possible, par des actes de rééducation constituant un traitement, les troubles de la voix, de l’articulation, de la parole, ainsi que les troubles associés à la compréhension du langage oral et écrit et à son expression ;
  • à dispenser l’apprentissage d’autres formes de communication non verbale permettant de compléter ou de suppléer ces fonctions.

Art. 2. – Dans le cadre de la prescription médicale, l’orthophoniste établit un bilan qui comprend le diagnostic orthophonique, les objectifs et le plan de soins.

Le compte rendu de ce bilan est communiqué au médecin prescripteur accompagné de toute information en possession de l’orthophoniste et de tout avis susceptible d’être utile au médecin pour l’établissement du diagnostic médical, pour l’éclairer sur l’aspect technique de la rééducation envisagée et lui permettre l’adaptation du traitement en fonction de l’état de santé de la personne et de son évolution.

Art. 3. – L’orthophoniste est habilité à accomplir les actes suivants :

Dans le domaine des anomalies de l’expression orale ou écrite :

  • la rééducation des fonctions du langage chez le jeune enfant présentant un handicap moteur, sensoriel ou mental ;
  • la rééducation des troubles de l’articulation, de la parole ou du langage oral (dysphasies, bégaiements) quelle qu’en soit l’origine ;
  • la rééducation des troubles de la phonation liés à une division palatine ou à une incompétence vélo-pharyngée ;
  • la rééducation des troubles du langage écrit (dyslexie, dysorthographie, dysgraphie) et des dyscalculies ;
  • l’apprentissage des systèmes alternatifs ou augmentatifs de la communication.

La rééducation orthophonique est accompagnée, en tant que de besoin, de conseils appropriés à l’entourage proche du patient.

L’orthophoniste peut proposer des actions de prévention, d’éducation sanitaire ou de dépistage, les organiser ou y participer. Il peut participer à des actions concernant la formation initiale et continue des orthophonistes et éventuellement d’autres professionnels, la lutte contre l’illettrisme ou la recherche dans le domaine de l’orthophonie.

Fédération Nationale des Orthophonistes (FNO)
www.orthophonistes.fr/

Fédération Nationale des Étudiants en Orthophonie (FNEO)
www.fneo.fr/

Association Parisienne des Etudiants en Orthophonie (APEO)
www.assoapeo.fr

Fédération des Orthophonistes de France (FOF)
www.fof.asso.fr/